Iaïdo
On peut définir le IAIDO comme étant l’art de dégainer et de couper instantanément avec un sabre. Mais ce n’est pas suffisant.
Sur le plan technique, cette discipline permet d’effectuer de nombreux exercices liés à la manipulation des armes, tout en intégrant des activités de développement physique et des stratégies de combat au sabre.
Pour compléter cette présentation, il est également essentiel de mentionner que l’étude et la pratique adéquate du iaido exigent une compréhension et un respect de plusieurs concepts liés au« REIHO » ou « Étiquette », qui se réfèrent à divers protocoles incarnant les valeurs du BUSHIDO.

On peut aussi définir, dans une version moderne, le iaido comme une discipline codifiée du maniement des armes qui met en jeu un travail bio mécanique et de construction de stratégie et d’action. L’alternance des moments d’exercice à intensité très forte puis à intensité faible développe le système d’énergie anaérobique alactique du corps humain.
Mais ça fait moins rêver.

Armes
Katana : sabre tranchant japonais, idem samouraïs

Iaïto : sabre d’entraînement non tranchant.

Bokuto ou aussi bokken : réplique en bois du sabre

Jo bâton destiné à développer la dextérité et la souplesse du maniement des armes.

Tenue
- Hakama : pantalon large plissé traditionnel japonais, muni d’un dosseret rigide,
- Gi : veste,
- Juban : chemise fine blanche,(sous la veste)
- Obi : ceinture large longue,
- Genouillères.

Ecoles pratiquées dans l’association
Nous pratiquons le ZNKR IAI (Zen Nippon Kendo Renmei) et une autre école (koryu) : le Muso Shinden Ryu.
Dans les années 1960, des experts japonais ont créé des katas communs à tous les pratiquants de iaïdo : le Seitei-Iai, fréquemment enseigné dans les dojos et mis sous forme de manuel destiné à l’enseignement depuis 1969.
Les katas de la ZNKR Iaï ont des emprunts à d’anciennes écoles telles que TAMIYA RYU XVIème siècle, SHINKAGE RYU et d’autres koryu.
Le koryu (Ecole ancienne) que nous pratiquons est le Musoshinden Ryu.
Début XVII ème siècle, on répertorie l’école HASEGAWA EISHIN RYU qui est aussi désignée par SHUDEN – niveau intermédiaire -dans les différentes étapes de Musoshinden Ryu.
Vers 1690, on répertorie OMORI RYU appelé aussi SHODEN -premier niveau- dans Musoshinden Ryu et qui s’inspire de EISHIN RYU, du Kenjutsu de SHINKAGE Ryu et de la position « SEIZA « de l’étiquette de Ogasawara-ryu.
Le plus haut niveau est « OKUDEN ».
NAKAYAMA HAKUDO ( a étudié le sabre, jodo et kendo) a regroupé ces trois niveaux sous le nom de Musoshinden Ryu en 1933.
Historique du iaido
Au début du XVII ème siècle le Japon entre dans une ère pacifiée. Après une longue période de troubles, le shogunat Tokugawa s’installe au pouvoir. La classe guerrière des samouraïs (les bushis) doit évoluer et abandonner son statut strict de guerrier.
Le Japon est désormais unifié, et les samouraïs qui continuent à s’entraîner rencontrent le zen. Ils doivent s’adapter à la paix. Leur entraînement évolue. L’âge d’or de l’histoire des samouraïs est passé.
Pendant les combats, les bushis pratiquaient le Ken Jutsu.
Le Ken-Jutsu est l’art de manier le sabre déjà retiré du fourreau. C’est ainsi que le sabre fut utilisé depuis ses origines jusqu’au XVI ème siècle, porté avec le tranchant dirigé vers le bas.
Au cours de ce siècle, le Iaï-Jutsu fut créé et développé : l’art de dégainer et couper d’un seul geste. Les samouraïs portèrent alors le sabre avec le tranchant vers le haut. Grâce à la rapidité de l’attaque, le Iaï-Jutsu occupa une place importante dans l’escrime japonaise, bien que secondaire par rapport au Ken-Jutsu.
Du iaï jutsu au iaïdo, l’accent se déplace de l’efficacité combative au développement spirituel et moral. Cette évolution, fruit de longues années de transformation des mentalités et des pratiques, vise à canaliser et abandonner la violence. Avec le iaïdo, on passe de l’art de tuer à l’art de vivre. Ce n’est qu’au XX ème siècle que le terme « Iaïdo » s’impose et que cet art martial est reconnu comme une discipline spécifique parmi les autres Budo, axée sur le développement personnel.
Le développement de cet art martial aurait de plusieurs raisons :
- La prise de conscience par les anciens maîtres de l’époque Meiji que le Iaido disparaîtrait sans ouverture des écoles au public, et que l’intérêt d’un certain public pour les valeurs portées,
- La volonté des fondateurs du Kendo moderne (vers 1952) de ne pas voir le Kendo se dénaturer en sport. Afin que le pratiquant de Kendo utilise son Shinai non comme un bâton mais comme un sabre, il est en effet apparu utile de maintenir vivantes les origines du Kendo avec le maniement du Sabre nu.
